Rapport de la mission d'élaboration de l'étude d'impact environnemental et social des travaux prioritaires de Kara.
Le Consultant TCHAYIZA Dondja a rendu son rapport sur l'élaboration de l'EIES des travaux prioritaires de Kara
Le Gouvernement du Togo dans le cadre de son partenariat avec la Banque Mondiale, a bénéficié du concours technique et financier de cette institution en vue de préparer un projet dénommé : Projet d’Infrastructures et de Développement Urbain (PIDU).
Le PIDU a pour objectif de développement (i) d’accroître l’accès des populations des villes cibles aux infrastructures urbaines et (ii) de renforcer les capacités de base dans la gestion municipale des six villes secondaires ciblées par le Projet (Dapaong, Kara, Sokodè, Atakpamé, Tsévié, Kpalimé) et Lomé la capitale. Trois (03) composantes forment le PIDU : composante une, réhabilitation des infrastructures urbaines ; composante 2, renforcement de capacité et composante 3, gestion, coordination, suivi et évaluation du PIDU.
Dans le cadre du PIDU, certaines activités prévues, notamment les infrastructures et services de base (voirie urbaine, extension du réseau d’eau potable et du réseau électrique, drainages, écoles, centre de santé, marchées, etc.), peuvent avoir des impacts négatifs sur l’environnement mais également sur les communautés, durant leur mise en œuvre ou pendant leur exploitation. C’est dans ce contexte qu’il a été requis la préparation d’Etudes d’impact environnemental et social simplifiée (EIESS) des travaux d’aménagement et d’assainissement envisagés pour les rues 267 AGP (bitumage) 126 AGP (pavage) dans le quartier Agbalépédogan pour faire en sorte que les préoccupations environnementales et sociales du sous-projet soient bien prises en compte depuis la planification, jusqu’à la mise en œuvre et le suivi/évaluation.
L’EIESS met un accent particulier sur les enjeux environnementaux des travaux dans le quartier d’Agbalépédogan notamment la préservation des sols, la végétation et la qualité de l’air au moment des travaux. La circulation des véhicules et d’engins sur le site du sous-projet pourra exacerber une atmosphère déjà polluée par les poussières et particules aéroportées dans le quartier. Au plan social, les enjeux par rapport aux préoccupations des populations, concernent les solutions aux inondations récurrentes, les conditions d’assainissement, les conditions d’hygiène et de santé.
En outre, l’EIES définit à travers le Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) un cahier de charge de l’entreprise dont les principales mesures sont :
- les mesures d’Information-Éducation-Communication (personnes susceptibles d’être affectées, employés et population riveraine) ;
- les mesures d’atténuation des impacts négatifs (phase de construction et d’exploitation)
- les mesures de gestion des risques (phase de construction et d’exploitation) ;
- les mesures de surveillance, suivi, audit et évaluation des aspects environnementaux et sociaux du sous-projet.
Cette EIES est validée par l’Agence nationale de gestion de l’environnement (ANGE) le 28 mars 2018 et est approuvée par la Banque mondiale le 24 avril 2018.