Le MATU outille ses responsables de programmes et techniciens pour une budgétisation verte efficace

Le MATU outille ses responsables de programmes et techniciens pour une budgétisation verte efficace

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La salle Entente du Centre administratif et des services économiques et financiers (CASEF) abrite, depuis ce jeudi 25 juin 2026, un atelier de formation à l’intention des responsables de programmes et techniciens du ministère de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme (MATU) sur la budgétisation verte.

Cet atelier de deux jours, organisé un an après une première édition, traduit l’engagement constant du MATU à consolider les acquis et à renforcer davantage l’intégration des enjeux environnementaux et climatiques dans les processus de planification, de programmation et de budgétisation.

Les travaux porteront notamment sur les différents outils de marquage de la budgétisation verte ainsi que sur les résultats du marquage budgétaire 2025 du ministère. Ils constitueront également une occasion privilégiée pour les participants d’échanger sur les perspectives d’amélioration en vue de l’exercice budgétaire 2026.

Ouvrant les travaux de cette importante formation, le Secrétaire général du ministère, Monsieur Meindou LEBIGAZA, représentant le ministre de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, Monsieur Sévon-Tépé Kodjo ADEDZE, a relevé dans son allocution les défis majeurs que constituent les changements climatiques et la dégradation de l’environnement pour l’ensemble de la communauté internationale.

« Le Togo, à l’instar de nombreux pays en développement, demeure particulièrement vulnérable à ces phénomènes. Notre pays est confronté à une recrudescence des catastrophes naturelles, notamment les sécheresses récurrentes dans les régions septentrionales, les inondations, les vents violents, les feux de végétation ainsi que l’érosion côtière », a-t-il souligné.

Face à ces défis, il devient impératif d’intégrer les considérations environnementales et climatiques dans les politiques publiques, les stratégies de développement ainsi que dans les processus de planification et de budgétisation, afin de renforcer la résilience du pays et de promouvoir un développement durable au bénéfice des générations présentes et futures.

À travers le Budget vert, le Gouvernement, sous la Très Haute impulsion de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président du Conseil, se dote d’un outil stratégique permettant d’améliorer la cohérence de l’action publique, de renforcer l’efficacité de la dépense publique et d’accélérer la transition vers un modèle de développement plus inclusif, durable et respectueux de l’environnement.

« Le premier document de Budget vert, élaboré à titre pilote en 2024 avec la participation d’un nombre limité de ministères, dont le nôtre, a permis d’identifier et d’analyser les dépenses publiques contribuant à la lutte contre les changements climatiques et à la protection de l’environnement. Les résultats encourageants enregistrés au cours de cette phase expérimentale ont conduit le Gouvernement à étendre, dès 2026, cet exercice à l’ensemble des départements ministériels. Cette généralisation témoigne de l’engagement résolu des plus hautes autorités à faire du Budget vert un instrument majeur de mise en œuvre des politiques publiques de développement durable », a indiqué Monsieur Meindou LEBIGAZA.

La budgétisation verte traduit également la volonté du Gouvernement de renforcer la prise en compte des enjeux climatiques et environnementaux dans l’allocation des ressources publiques afin de mieux répondre aux défis écologiques, de préserver les écosystèmes et de promouvoir une croissance durable et résiliente.

Pour sa part, le ministère de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme répond concrètement à ces exigences de lutte contre les changements climatiques et de protection de l’environnement à travers ses attributions et ses différentes interventions. Il met notamment en œuvre des projets d’aménagement et d’assainissement des infrastructures routières ainsi que le projet d’aménagement d’une zone d’habitat planifié à Kpomé-Dalavé, dont plusieurs composantes sont consacrées à la foresterie, à l’aménagement de parcs urbains et à la création d’espaces zoologiques.

Intervenant à son tour, Madame KOUHOUE Valérie, Point focal national du Budget vert, a rappelé que la budgétisation verte ne constitue pas une contrainte administrative supplémentaire, mais plutôt un outil stratégique d’aide à la décision.

« Elle consiste tout simplement à intégrer les objectifs environnementaux et climatiques au cœur de nos choix budgétaires. Notre objectif commun est de faire en sorte que chaque franc investi par l’État contribue à la fois au développement socio-économique et à la préservation de notre capital naturel. En tant que responsables de programmes, vous êtes les architectes du budget de ce ministère. Cet atelier vient vous fournir les clés de compréhension et les outils nécessaires pour identifier, évaluer et valoriser les dépenses vertes au sein de vos programmes respectifs. »

« La transition vers un budget vert est un processus collaboratif. Nous ne vous imposons pas des normes ; nous souhaitons plutôt co-construire avec vous une méthodologie adaptée aux réalités de votre secteur », a-t-elle déclaré.

Au terme de cette session, les participants seront davantage outillés pour intégrer efficacement les considérations environnementales et climatiques dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi des programmes budgétaires du ministère. À travers cette initiative, le MATU réaffirme son engagement à accompagner la politique nationale de développement durable et à contribuer activement aux efforts du Gouvernement en faveur de la résilience climatique, de la préservation de l’environnement, de l’aménagement harmonieux du territoire et de la promotion d’une croissance verte, inclusive et durable.

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